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19 juin 2018

Jérusalaime la collection printemps-été 2018.

Réalisée par moi-même, pour moi-même et les bébés des amis, en co-production avec V.Z. Créations (très grand merci pour sa patience, son investissement et surtout sa transmission car, sans elle, rien n’aurait été possible) .96AA2506-6E7A-44C7-8F25-07D1315B2B43

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13 juin 2018

Jérusalaime un EVJF.

Entraîner A. à faire un tour sur les traces de ses aventures hiérosolymitaines à l’occasion de son Enterrement de vie de jeune fille, c’était l’occasion d’arpenter la ville avec de nouveaux yeux. De la crèche des sœurs de Saint Vincent de Paul à l’incontournable Taklit pour boire des verres, de son premier appartement au magasin de couture Bernina, on a découvert son parcours dans la Ville sainte et toutes les jolies anecdotes qui l’ont conduite à son futur mariage.

Plein de bonheur à vous les Amoureux !

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10 juin 2018

Jérusalaime la semaine du Design.

Toute la semaine, la Hansen house accueille la semaine du Design. Il est toujours intéressant de découvrir ce que la jeunesse créative d’un pays a dans la tête, d’autant plus que les panneaux explicatifs ne sont écrits qu’en hébreu, donc cela laisse libre cours à notre interprétation. 

Le design de la Coexistence à Jérusalem :BA2E49DD-9097-4585-88EC-07A1844AFE30

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L’équilibre fragile de Jérusalem représenté en maquette, vous bougez une pièce et tout s’écroule... 

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Le design réalisé par l’imprimante 3D.0A6722FC-54D2-4800-AA9B-C1BF6CDE88C8

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06 juin 2018

Jérusalaime donner des cours privés - épisode 4.

Découverte du jour : la glace arc-en-ciel. 9E031F03-9883-4538-AD60-D6F4F7A6154CLa spécialité du « meilleur glacier de Ramallah » : la glace au Bubble gum...

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01 juin 2018

Jérusalaime mon premier « troc papote*»

*Expression belge (ils ont tellement le sens de la formule ces Belges !) désignant un moment de partage où on échange, on grignote, on papote en essayant de faire du vide dans son dressing.

Le prétexte officiel : vider mes placards + organiser une vente des créations de ma copine V.Z.

Le but officieux : passer un après-midi avec les copines autour d’un goûter et d’un apéro.9814D30B-BC40-42D0-801E-D4A2BE3C0755

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848AE7E8-87B6-4C7C-BBF2-97909218B871Bilan : une paire de chaussures, une jupe et un pull vendus + une veste offerte et quasi tout son stock écoulé pour V. Z. Et surtout une chouette moment de détente !

 

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19 mai 2018

Jérusalaime ZE JO 2018.

ajout_4Il y a quelques semaines, la classe de CM2 cherchait un troisième accompagnateur pour aller participer à des Olympiades à Olympie, en Grèce. Alors le Proviseur et l’enseignante se sont tournés vers mon "profil idéal" à savoir être disponible, mais aussi être professionnellement habituée à ce genre de séjours, d’autant plus que je m’entends bien avec cette maîtresse qui m’a confié plusieurs de ses élèves en soutien et que j’en connais quelques uns qui sont les enfants des copains. J’ai donc dit oui tout de suite, voyant là l’occasion de vivre une nouvelle expérience. Et je ne fus pas déçue.

Le principe de l’événement : une rencontre sportive et culturelle inter-Lycées Français de l’Europe du sud-est, Jérusalem, Italie, Grèce, Albanie, Roumanie, Turquie, Serbie, Bulgarie. Les 480 participants sont répartis dans une vingtaine d'équipe, soit rouge, soit bleue et chacune marque des points pour sa couleur.

ze-jo-jour-3Le but : faire en sorte que ces enfants, tous de nationalités différentes, se rencontrent, partagent, par le biais de la langue française tout en donnant le meilleur d´eux-mêmes.

Chaque Lycée était venu avec le drapeau de son pays, le Lycée de Jérusalem avait... un drapeau du Lycée Français, car bien que l'Ambassade américaine était, pendant ce temps, en train de changer de ville, côté français Jérusalem reste un statut à discuter. Donc les élèves affichaient une certaine neutralité.6A64ACB8-8C71-4296-B694-7CE17DB02C05Les épreuves : sauter loin, sauter haut, courir longtemps, courir vite, lancer de vortex, balle au capitaine, expression corporelle, épreuve artistique, quizz sur la Grèce antique, joute oratoire, visite du musée et du site antique.

Le cadre : le village olympique moderne conçut pour les JO d’Athènes 2004, à 500 m du site antique.

Pour une première, de cette ampleur, l’organisation était vraiment une réussite, l'atmosphère était très bon esprit, aucune tension, beaucoup d'engagement de la part de chacun et de curiosité, pas de conflit malgré le rythme très intense des journées.   

Jour 1 : le voyage. Partir avec des élèves d’au moins 5 ou 6 nationalités différentes, en avion, implique une certaine attente à l'aéroport de Tel Aviv, car outre le fait qu'on ne pouvait pas aller dans une file en particulier, car il y avait à la fois des passeports locaux, des laissez-passez pour les élèves palestiniens et des passeports internationaux, il faut aussi dédier quelqu'un du personnel au groupe. Ils ont donc tardé à nous prendre en charge mais une fois que la sécurité israélienne s'est occupée de nous c'est plutôt allé vite. Ils ont heureusement eu la bonne idée de ne pas leur demander si c'était bien eux qui avaient fait leur valise, j'étais en revanche impressionnée par le fait que les enfants étaient tous capables de répondre à toutes les questions en anglais. Il était pourtant 2h du matin. Décollage à 5h20, autant dire que la nuit fut blanche, même si dans l'avion la somnolence n'était interrompue que par les interpellations des enfants.

A l'arrivée, bus. A peine sur l’autoroute, un péage se profile : « Maîtresse, pourquoi il y a un checkpoint ?, - Alors, en fait ici, si on paye, tout le monde a le droit de passer, c’est juste une barrière d’autoroute 🤔😏».

Direction le Lycée Français d'Athènes, visite, et là, plongée dans un autre monde : 300 élèves à Jérusalem contre 1400 au Lycée hellénique, l'échelle n'est pas la même ! Trois cafétérias/ cantines contre 0, des grands terrains de différents sports contre un petit terrain de basket, un CDI et une bcd contre un CDI/bcd... Bref, les élèves n'en sont pas revenus.  Retour dans le bus après une petite pause de 3h, embarquement d'une classe de Bucarest et en route pour Olympie : 5h de bus. Arrivée à 19h30 : repas, douche et au lit ! Il y a des soirs où se coucher est plus nécessaire que d'autres...

Sur la route, un petit arrêt pour admirer le canal de Corinthe.02A1B513-A649-42CA-A800-EF956EC85402Jour 2 : cérémonie d'ouverture et début des épreuves : 7 en ce premier jour de compétition. Présentation en fin d'après-midi, dans l'amphithéâtre, de la chorégraphe grecque de la cérémonie de l'allumage de la flamme, tous les deux ans, sur le site antique : beaucoup d'enfants se sont endormis sur leur pupitre... De retour à l'hôtel, repas, petit tour dans Olympie pour acheter des souvenirs et encore un dodo sans contestation, juste quelques petites larmes dues au petit blues sans maman mais surtout à l'épuisement. 

0D35D0FB-D399-4127-A2A7-A0E91696376EJe ne peux pas passer sous silence ici, l'anecdote de l'achat des souvenirs, même si elle a déjà pris une large place sur les réseaux sociaux : devant le présentoir ci-dessous, un élève s'exclame :"waouh, c'est trop stylé maîtresse !", il se tourne vers moi et me dit: "mais qu'est-ce que c'est ?" alors je réponds :"un objet de décoration...".  J'ai croisé les doigts pour qu'il décide d'acheter autre chose pour rapporter à la maison.

8F135C50-99BE-43BE-B1C4-CEFF92C19FA2Les enfants ont très vite noté à quel point la vie était chère à Jérusalem comparée aux tarifs grecs. En effet, nous pensions que la caissière faisait une erreur quand elle nous a demandé seulement 4,50 euros pour notre pack de 26 bouteilles d’eau.

Jour 3 : suite des épreuves, 5 pour finir. Rassemblement pour connaître les résultats, les Bleus ont gagné ! Intervention de la Marraine des premiers ZE (pour Zone Europe de l'Est) JO, la championne de short track Véronique Pierron. Remise des prix, dommage ils ont oublié le pin's pour les adultes, les souvenirs resteront dans la tête. Le soir : grande soirée folklorique dans une taverne grecque, avec spectacle de danseurs qui ont eu un peu de mal à se frayer un chemin au milieu des enfants qui ne voulaient pas rester à table pour regarder mais voulaient être sur la piste et participer. Une chouette soirée de clôture.

dsc_0285Pour ma part, j'étais affectée au site antique, j'ai donc fait la visite 11 fois, avec une échappée pour la douzième au musée, pour aller revoir le bel Hermès de Praxitèle, un des chefs-d'oeuvre de l'art grec, toujours à la hauteur de sa réputation...

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Comment résister à une course sur le  stade antique olympique ?

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21C91C2C-7123-4582-B077-59540C595D5FJour 4 : le retour. De nouveau 5h de bus, arrêt au pied de l'Acropole pour déposer la classe de Bucarest, qui avait un peu plus de temps que nous avant de prendre l'avion, petit coup d'oeil vers le Parthénon. Arrivée à l'aéroport, avec une heure de retard, le stress monte, on essaie de se faire enregistrer rapidement, le coordinateur de l'agence de voyage est censé avoir tout fait pour que cela avance plus vite et puis ils commencent à passer les passeports dans les bornes pour imprimer nos cartes d'embarquement, et là ça bloque. Les laissez-passer des Palestiniens. Ils ressemblent à des passeports mais n'ont aucune valeur internationale et malgré le visa Shengen, les Grecs ne savent pas trop quoi faire de cet objet, cela prend un moment avant de trouver une solution. Tout le monde finit par être enregistré et on embarque à temps. Dans l'avion, les gens s'étonnent de notre petite communauté. Ils s'intéressent d'abord au drapeau de ZE JO brandit fièrement par un des enfants et puis demandent si on vient en vacances. (En anglais) "Non, nous habitons à Jérusalem", ils essaient de nous parler hébreu, je réponds en anglais (la maîtresse, qui parle hébreu, est derrière). Ils demandent si les élèves parlent hébreu, je réponds que c'est l'école française et qu'ils parlent français (même si certains parlent aussi hébreu). Je n'ose jouer la provocation jusqu'à "mais ils parlent arabes", mais ce n'est pas vraiment le lieu et je sens qu'ils sont déjà déstabilisés. Eh oui, votre ville est multiple quoique vous en pensiez... Contente cependant d'avoir de temps en temps la possibilité de bousculer dans leurs convictions ceux qui vivent dans leur bulle !

Bilan : une expérience riche en tout plein de points de vue, l'événement en lui-même d'abord, du sport, de la culture antique, de l'énergie positive, bref tout ce que j'aime, et puis un échange avec plein d'enseignants d'horizons très différents, certains ont fait toute leur carrière à l'étranger, d'autres sont devenus enseignants parce qu'ils étaient à l'étranger, et puis de grosses interrogations sur leur devenir avec les coupes dans le budget actuellement de ces établissements, mais surtout une plongée dans les contraintes de la vie de certains des élèves du Lycée Français.

A la longueur de l'article, on constate combien ces quatre jours ont été denses et intenses !

 

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11 mai 2018

Jérusalaime le bal du Lycée Français - saison 3

Plusieurs mois à préparer la déco et à organiser l'événement, pour encore une fois, passer une très belle soirée au Consulat.IMG_4193

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10 mai 2018

Jérusalaime observer.

Ambiance tempête de sable. Et ce n’est pas qu’une métaphore...73E77B9E-3019-4726-B6F6-1B2305A6BCFEAlors que les Américains déplaceront leur ambassade dans 4 jours, les bannières étoilées longent le chemin jusqu'à ce qui n'était, alors, qu'un consulat, les parterres de fleurs délivrent leur message...

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En outre, je me rends compte que Facebook ne me localise plus à Jérusalem-est ou Jérusalem-ouest, mais à Jérusalem. Vraisemblablement il n’y a pas que les panneaux signalétiques désignant le nouveau lieu qui ont été changés cette semaine.

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03 mai 2018

Jérusalaime notre premier mariage de tradition juive.

Une houppa sous laquelle célébrer le mariage et une vue fantastique sur la mer et Tel Aviv.F3DB5F3A-0106-4C7A-A0CE-85C1DAD0FAACAprès un cocktail sur la terrasse avec les copains venus de Paris, le papa de la Mariée l’accompagne jusqu’au milieu de l’allée séparant les chaises des invités, et le Marié la rejoint, lui descend le voile sur son visage pour l’amener jusqu’à la houppa (qui représente le nouveau foyer) sous laquelle attendent le rabbin, les parents et les témoins.

Le rabbin débute la cérémonie en remplissant un verre de vin tout en lisant une bénédiction, ensuite les Mariés portent le verre à leurs lèvres. La lecture de la kétouba est une étape importante de la célébration : c'est l'acte de mariage, le contrat qui a été établi au préalable pour poser les obligations financières et matérielles de l'époux envers sa femme et qui évalue la somme qu'il lui devra s'ils divorcent. La Mariée nous a offert une longue et belle déclaration d'amour à celui qu'elle s'apprêtait à épouser mais aussi à toute la famille de celui-ci. L'engagement de l'homme envers sa promise se fait symboliquement grâce à un anneau qu'il doit jurer avoir acheté lui-même, signe qu'il est capable de subvenir à leurs besoins. Elle le glisse à son index sur la deuxième phalange et le montre à l'assistance. Alors le rabbin remplit un nouveau verre de vin, le transmet à chaque personne venant lire les 7 bénédictions. Le mariage est scellé lorsque le mari casse le verre avec son pied, ce qui évoque la destruction du Temple de Jérusalem.

Merci à A. M., correspondante suisse, qui nous a livré toutes les clés de cette cérémonie.

B48F3E27-BB39-4864-B323-60755A39EBA2Avant de se mettre à table, comme recommandé par le rabbin, on choie et on entoure les nouveaux Mariés, on danse autour d'eux, on les porte sur des chaises, un moment plein d'allégresse et de chaleur.

57C74CBF-A8D7-4184-B3BD-3813230EAA93Pendant que certains profitaient de la fête, quelques uns d'entre nous stressaient devant la demi-finale de l'OM en Ligue Europa, au but de Rolando on a d'autant plus dansé et chanté ! 

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02 mai 2018

Jérusalaime le couvent de Beit Jamal.

E87EF73A-0E30-4846-803B-0C74938A9C79Quand on est expatrié à Jérusalem, le premier contact qu’on a, en général, avec le couvent de Beit Jamal, c’est au marché de Noël, où leurs céramiques sont toujours les premières à partir. Souvent, la deuxième étape est d’aller pique-niquer dans la verte campagne alentour. Et puis, un jour, on vous propose une visite groupée pour une rencontre avec ces sœurs du silence. 

A44BCD36-FF52-4E8F-9377-DDEB23DCE294Un prêtre nous ouvre d’abord les portes de l’Eglise de Saint Stéphane, considéré comme le premier martyr chrétien, cachée derrière le bâtiment principal et bâtie sur les restes d’un édifice byzantin, dont on peut découvrir les restes des mosaïques sur la façade extérieure.

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CDA1F523-FB0C-4A1E-BFD1-BE04B17E2CC8Ensuite, la jeune sœur française O., encore novice (seulement trois ans d’engagement, restent deux ans pour finir son apprentissage) nous accueille dans le couvent proprement dit, pour nous guider elle a exceptionnellement le droit de rompre le silence. Sinon, les discussions entre elles ne sont possibles que les dimanches, jours de sortie en dehors des murs, 

On pénètre d’abord dans une synagogue dont la présence fait preuve de l’ouverture des lieux, notre guide nous fait remarquer que les Juifs et les Chrétiens croyant en un même dieu, il est naturel d’avoir un lieu où leurs voisins juifs-israéliens puissent venir prier. Une guesthouse est également accolée au couvent. Ensuite, nous découvrons la chapelle, où chaque sœur a sa place dans ces sortes de cases en bois.

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Un film, présentant le déroulement d’une journée nous est par la suite diffusé : leur vie s'organise entre prières, études (religieuse mais aussi de langues ou ce qui les intéresse), jardinage, cuisine,bricolage et peinture sur céramique bien sûr. Après cette projection et observation du tableau ci-dessous, je me dis que cet engagement correspond à l’abandon de tout choix : choix de sa tenue, choix de son emploi du temps, choix de son repas... Et qu’il y a peut-être un certain confort dans tout cela. 

7CB4BE5B-5B26-41FC-B006-24D0784349FCEt puis sœur O. nous installe autour d’elle, dans un salon où nous attendent limonade et cakes. Et là, elle nous raconte longuement son parcours et surtout son engagement. Elle a aujourd'hui 27 ans. Il y a quelques années, alors que, elle et ses amies, sont en classe préparatoire, elles décident, pour préparer leur concours dans des conditions optimales, de se couper de toutes les distractions telles que l'accès aux réseaux sociaux, auxquels soeur O. nous avoue qu'elle était complétement addict. A l'issue de cette retraite de quelques jours, elle prend conscience que cet isolement lui manque. Elle a alors un petit ami avec qui elle est très épanouie, elle a été baptisée bébé et a fait sa communion mais n'a pas eu une éducation particulièrement religieuse ; dans sa famille, personne n'est religieux. Pourtant, elle doit rapidement admettre que, selon ses propres mots, elle sent un feu qui brûle en elle, ce feu c'est l'amour qui s'est déclaré en elle pour dieu, elle nous révèle que pour la première fois, elle découvre ce qu'est le véritable amour. Elle en parle à son entourage qui ne comprend pas, sa maman est en colère, sa petite soeur de 16 ans, aujourd'hui encore, ne l'admet pas. Le lendemain de notre visite, cette dernière doit venir lui rendre visite. Soeur O. nous confie que le plus dur est de lui faire comprendre que ses journées ne sont pas une longue répétition mais que chaque jour ses conversations intimes avec dieu les rendent uniques. En l'écoutant, avec, il faut le dire, beaucoup de fascination, tant cette jeune femme respire la sérénité, la paix, tant elle rayonne, je suis interpellée et finis par concevoir que, peut-être cette vie est, contrairement à ce que je pensais après le petit film, un choix à renouveler chaque jour. Son père, lors de sa visite, lui a d'ailleurs concédé "qu'il ne l'avait jamais vue autant elle-même"... J'aurais pu passer ma journée à écouter cette jeune femme, tellement son histoire me bouscule, je ressors frustrée de n'avoir pas le temps de finir de poser toutes mes questions : je me sens à la fois si proche de cette jeune femme par son parcours initial et tellement éloignée de sa quête initiatique.

Fascinante rencontre !

 

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